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Résultats concernant la participation des jeunes à la chaîne de valeur du café en Ouganda

septembre 5, 2018 11:48

L’Union Nationale de l’Industrie et des Producteurs de Café (NUCAFE, pour faire court) a été créé en 1995 et compte 175 organisations membres, qui représentent ensemble environ 170.000 familles ougandaises. NUCAFE défend les intérêts des producteurs de café en Ouganda et vise à promouvoir leur autonomie à travers le développement social et entrepreneur. Le gouvernement ougandais considère le café un produit stratégique, et a l’ambition de produire 20 millions de sacs de café (de 60 kg) en 2020. Le chômage des jeunes dans le pays est très élevé – 64% – et l’inclusion des jeunes dans le secteur du café est important pour réaliser les ambitions du gouvernement ougandais.

Lors de la première série de recherches financée par ESFIM, NUCAFE a mené une enquête auprès de 312 personnes pour mieux comprendre comment les jeunes sont impliqués dans la chaîne de valeur du café en Ouganda. Des résultats intéressants ont été obtenus, notamment le fait que 90% de ceux qui ont participé à la chaîne l’ont fait dans la production et que leur principale motivation était la conviction que cela pourrait générer de bons revenus. D’autre part, la recherche a montré que les jeunes travaillant dans la production de café sont confrontés à plusieurs défis. Les trois plus importants sont le manque d’accès à la terre et au crédit, et la sécheresse. Une corrélation positive a été trouvée entre l’affiliation à une association de producteurs de café et le revenu généré par la production du grain, c’est-à-dire que plus les revenus de la production de café sont élevés, plus c’est probable que les gens soient organisés en association.

Ces premiers résultats sont intéressants en eux-mêmes, mais ils soulèvent également plusieurs questions plus précises, telles que : « Dans quelles conditions les jeunes peuvent-ils être impliqués (encore plus) dans la chaîne du café ? » ; « Dans quelles circonstances pourraient-ils être (plus) performants ?  » « Comment les jeunes pensent-ils que les problèmes importants causés par le manque d’accès à la terre et au crédit et par la sécheresse peuvent être surmontés ?  » et « Quelle pourrait être l’explication de la relation positive entre l’affiliation à une association de café et le revenu généré par la production de café? « . De même, des sujets tels que le genre et la participation à la chaîne de valeur du café et les options préférentielles des jeunes pour gagner leur vie seront explorés. En essence, lorsque le premier cycle de recherche offrait un aperçu intéressant de « ce qui se passe » avec les jeunes et de leur participation dans le secteur du café, ESFIM visera à comprendre « pourquoi » les jeunes sont impliqués dans le secteur, la deuxième phase de la recherche ESFIM visera à comprendre « pourquoi » les jeunes s’impliquent dans le secteur et « comment » ils peuvent accroître leur implication et leur succès. Ces questions seront abordées principalement par des méthodes qualitatives, à savoir des entretiens et des groupes de discussion, avec la possibilité d’utiliser également des méthodes participatives. La combinaison des résultats de ces enquêtes générera une meilleure compréhension de la participation des jeunes à la chaîne du café, ainsi que des recommandations pour les politiques publiques et les autres acteurs engagés dans le secteur.