South Africa

En mai 2010, la FIPA et le Directeur du Programme ESFIM ont officiellement rapporté que la direction du programme national en Afrique du Sud avait dû être transférée de l’Union Nationale des Agriculteurs Africains (NAFU) à Agri SA à cause de problèmes internes dans le NAFU. A la suite de cette décision, le chercheur principal d’Agrinatura, responsable de l’Afrique du Sud a rencontré les employés d’Agri SA au mois d’août 2010 pour discuter de la façon de faire avancer le programme. Le consultant local recruté auparavant par le NAFU a participé à la réunion et a apporté une continuité nécessaire. Il a été décidé que la FIPA va confirmer la reprise de l’ESFIM par Agri SA et que les domaines de recherche prioritaires seraient redéfinis. Afin de commencer ce processus, le consultant local a été accrédité par le NRI pour réévaluer la situation dominante dans le secteur agricole en Afrique du Sud afin de donner un point de départ à la révision des domaines thématiques qui seront financés par ESFIM 2. Il est espéré que les nouvelles priorités seront à la base d’un contrat entre la LEI Wageningen et Agri SA pour subventionner la recherche de l’ESFIM sous le programme soutenu par le Ministère de l’Agriculture des Pays-Bas (LNV) sur les Activités de recherche en Collaboration dans la Phase 2 de l’ESFIM (2010 et 2011).

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Le rapport du consultant local a confirmé que les trois domaines thématiques identifiés lors de l’Atelier National de l’ESFIM I étaient des questions prioritaires pour les petits agriculteurs en Afrique du Sud et qu’elles étaient pertinentes et d’actualité. Leur ordre de priorité (voir ci-après) est également approprié. Les domaines thématiques sont:

– La mobilisation des agriculteurs pour une action collective : les questions à soulever comprennent la détermination des formes d’organisations d’agriculteurs qui facilitent une commercialisation collective par les petits agriculteurs et, liée à ça, la politique et les réformes réglementaires nécessaires à la promotion des groupes de commercialisation collective. En plus de cela, l’identification de possibilités d’investissements publics et privés pour la promotion de la commercialisation collective par les petits agriculteurs dans les marchés identifiés.

– Les Partenariats entre les agriculteurs et les entreprises agroalimentaires : l’identification des types de partenariats entre les petits agriculteurs et les leaders du marché qui assurent l’accès à des créneaux rémunérateurs ; ainsi que le cadre juridique nécessaire pour soutenir ces partenariats.

– La revue des Programmes et des Politiques : l’identification des facteurs qui entravent la mise en application des réglementations existantes ayant pour but d’améliorer l’accès aux marchés rémunérateurs et l’esprit d’entreprise des petits agriculteurs. Liée à ça, l’identification de lacunes qui entravent les politiques et les systèmes de contrôle et la proposition de réformes possibles.

A la suite des consultations avec le chercheur principal du NRI, les recommandations clé du rapport insistent sur le besoin de concentrer les activités de recherche de l’ESFIM sur des questions liées aux deux premiers thèmes avec des possibilités d’intérêt à court terme par les petits agriculteurs en Afrique du Sud. Cela pris en considération, deux cas importants vont être étudiés. Le premier concerne l’enquête sur les moyens d’augmenter la capacité des petits agriculteurs en Afrique du Sud de manière à leur permettre d’utiliser les systèmes de commercialisation existants pour des grains résistants. Cela comprendra, par exemple, l’examen des politiques et des réglementations qui limitent l’utilisation du commerce sur les bourses de marchandises et des systèmes de financement qui sont bien développés en Afrique du Sud. Il examinera aussi la manière dont les problèmes de déséconomie d’échelle peuvent être résolus par la mobilisation de groupes efficaces et la construction de capacité dans la commercialisation collective. La deuxième étude va explorer des questions similaires dans la commercialisation des produits frais par les petits agriculteurs en Afrique du Sud. Le rapport et les recommandations faites seront discutés par les dirigeants d’Agri SA et les représentants des organisations de petits agriculteurs au niveau provincial lors d’une réunion qui aura vraisemblablement lieu au mois de janvier 2011. Il est espéré que le programme de recherche approuvé par les participants formera la base d’un contrat de financement entre la LEI Wageningen et Agri SA.