Structures d’incitation d’action collectif dans marchés

La commercialisation collective est apparue comme un problème dans presque tous les pays. Les petits exploitants agricoles sont (par définition) dispersés et ont besoin de grouper leurs produits afin d’avoir accès aux marchés (urbains). Le groupage peut être fait par différentes chaînes de valeur et  agents (comme les agents et les commerçants, les entreprises de transformation, les comités de commercialisation d’Etat) ou selon les arrangements de commercialisation collective. Ces différentes modalités d’approvisionnement sont en concurrence pour offrir leurs services aux agriculteurs. Compte tenu de cette compétition, les organisations paysannes engagées dans la commercialisation doivent répondre aux défis en relation avec 1) l’efficacité logistique de la fourniture de ces services, et 2) l’organisation et la gouvernance de l’arrangement. Les expériences réussies de mise en marché collective sont celles qui ont résolu ces deux défis en organisant et en affinant leur gestion interne ainsi que les modalités de transaction avec les membres et les non-membres (par exemple liées à la tarification, aux paiements, et à la quantité ou à la qualité souhaitée). La recherche sera axée sur les structures d’incitation (par exemple les règles internes, les conditions contractuelles, les systèmes de contrôle) qui ont été développées lors des transactions avec les agriculteurs et qui se sont avérées efficaces et réalisables dans les conditions qui prévalaient sur le marché. La recherche comparative passera en revue les études existantes, et sélectionnera plusieurs expériences réussies pour effectuer des études de cas plus détaillées. Comme les meilleures pratiques apparaissent toujours dans un contexte spécifique (par exemple: type de produits, institutions de soutien, échelle de l’organisation, etc.), un cadre comparatif sera utilisé pour rendre ces conditions explicites.

Un dossier de recherche ESFIM a été composé avec dix ‘tensions communes’ (dilemmes des organismes) dans la commercialisation collective (Annexe IV). A la suite de ces tensions, des témoignages sont recueillis afin d’être utilisés dans un outil Internet pour échanger des expériences. Le dossier de l’ESFIM a été traduit en espagnol et forme les grandes lignes conceptuelles de la systématisation des expériences en Uruguay et au Pérou. Il a également été utilisé dans une activité d’AGRIPROFOCUS pour identifier les bonnes pratiques en Ouganda.

Ces trois tensions sont : ‘La Réglementation de l’approvisionnement des Membres’, “les Systèmes d’Assurance de Qualité’, ‘Faire face aux Contraintes des Fonds de Roulement’, ‘L’Anticipation  des Ventes Annexes’, ‘Les façons d’écouler les Profits’, ‘Le Chevauchement libre des Investissements des Membres’, ‘Les Différentes Préférences de Risque et les Echéances’, ‘La Supervision du Personnel’, ‘La Responsabilité Individuelle dans les Actions de Groupe’, et ‘La gestion des Aspirations Politiques’.

Actuellement, grâce à la recherche sur document et l’incorporation de groupes d’étudiants de l’Université de Wageningen, une documentation d’études de cas est rassemblée. Un outil Internet va faciliter l’échange de régulations internes, les contrats et autres détails techniques. Actuellement, l’architecture d’un tel outil Internet est étudiée avec le bureau d’étude du site Internet de l’ESFIM.

Avec l’OIT-CoopAfrica, cet accent sur les dilemmes des agences sur la commercialisation collective sera (en partie) incorporé dans le nouveau matériel de formation utilisé par le centre de formation OIT et CoopAfrica, anciennement connu sous le nom de MATCOM. Le KIT, sous-traité par l´OIT, la WUR, Agriterra et l´OIT discuteront d’une nouvelle version au mois de janvier 2011. Un nouveau site de formation de la coopérative de l´OIT offrira un lien avec le site Internet de l’ESFIM.