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En 2016, AgriCord et de l’Université de Wageningen ont lancé le Fonds ESFIM d’Appui à la Recherche. Le fonds offre appui stratégique pour la recherche orientée vers l’action afin d’émanciper les organisations de producteurs dans les pays en développement. L’objectif du fonds est de renforcer la position des producteurs, en particulier les petits d’entre eux, face à des problèmes qui ont à voir avec l’amélioration de leur position sur le marché.

En base à des appels à faire des propositions, les organisations de producteurs qui font partie du réseau des agri-agences d’Agricord peuvent soumettre des projets de propositions de recherche visant la colaboration des chercheurs externes, pour résoudre les problèmes qui entravent l’accès aux marchés des petits producteurs. Ces projets de propositions sont examinés par la Commission d’Évaluation ESFIM. Les organisations dont la pré-proposition a été approuvée sont invités à élaborer une proposition de recherche définitive, plus détaillée et complète. Dans cette phase, les organisations recevront le soutien de l’Université de Wageningen, afin de renforcer la méthodologie et les principales questions de recherche. La proposition finale et complète sera présenté à la la Commission d’Évaluation ESFIM et au Comité de Projets d’AgriCord pour sa pleine approbation.

El Fondo Esfim de Apoyo a la Investigación forma parte del programa Agricultores contra la Pobreza (FFP, por sus siglas en inglés), financiado por el gobierno de los Países Bajos. Este programa tiene por objetivo general contribuir a la reducción de la pobreza mediante el fortalecimiento de las capacidades y la ampliación de actividades de las organizaciones de pequeños productores en los países en vía de desarrollo.

Le Fonds d’appui ESFIM fait partie du programme Les agriculteurs contre la pauvreté (FFP, pour son sigle en anglais), financé par le gouvernement des Pays-Bas. Ce programme a pour objectif général de contribuer à la réduction de la pauvreté en renforçant les capacités et appuyant l’expansion des activités des organisations de petits producteurs dans les pays en voie de développement.

En savoir plus? Vous pouvez écrire à: researchsupportfund@esfim.org

 


Des impôts justes et équitables pour les petits producteurs en Bolivie

L’AOPEB (Association des organisations de producteurs écologiques de Bolivie) a 85 organisations membres et représente quelque 70.000 familles paysannes de Bolivie. L’AOPEB a été fondée en 1991 et se concentre sur la production biologique, la transformation, la commercialisation et la formation, pour améliorer l’autonomie et la souveraineté alimentaire des paysans et des communautés autochtones en Bolivie.

Les organisations économiques rurales qui sont enregistrées formellement, doivent payer une taxe sur la valeur ajoutée en fonction de leurs ventes, alors qu’il est impossible de recevoir des factures de leurs fournisseurs (petits producteurs) pour réduire ce fardeau fiscal. ESFIM soutient l’analyse de la réglementation fiscale: l’examen des initiatives précédentes et l’exploration de nouvelles possibilités pour la création d’un mécanisme (comme un Régimen Agrario Unificado –RAU- amélioré) afin de réduire la charge fiscale des organisations paysannes. Cela peut améliorer leur situation économique par rapport aux commerçants rivaux, qui travaillent souvent dans l’économie informelle et ne paient pas d’impôt sur la valeur ajoutée.

Le projet commencera au cours du deuxième trimestre de 2017 et sera achevée d’ici la fin de la même année.

La réglementation juridique des droits de propriété afin d’améliorer l’accès au crédit

L’AVA (Asociación Verde Amazónico) est composé de 15 associations et coopératives représentant environ 6000 producteurs de cacao et de café dans la région péruvienne de San Martín. Le but de l’AVA est de représenter ses membres et de fournir des services stratégiques aux organisations de base: l’éducation et la formation des agriculteurs, le conseil dans les programmes de production biologique et durable, le conseil commercial et la promotion des techniques responsables et de la conservation des ressources naturelles.

La plupart des coopératives ont construit des infrastructures sur propriété foncière dont le statut juridique est mal défini, et qui ne peut donc pas servir de garantie lors de la demande de crédit. Les autorités locales et régionales sont prêts à résoudre ce problème à condition que les coopératives préparent les documents juridiques nécessaires. ESFIM finance les activités d’ (une équipe de) experts juridiques qui enquêtent au statut juridique des infrastructures, en collaboration avec les conseils d’administration des coopératives. Dans chacune des quinze coopératives membres d’AVA, ils compilent un dossier avec tous les documents requis et aident le Conseil à engager la procédure de règlement.

Le projet a débuté au début de 2017 et sera achevée d’ici la fin de la même année.

Optimisation de systèmes de pomme de terre de semence au Madagascar

CEFFEL (Conseil – Expérimentation – Formation en Fruits et Légumes) au Madagascar comprends 11 organisations membre, qui représentent 170,000 familles. CEFFEL facilite des sessions de formation concernant des techniques de production et réalise des essais et expériences en terrain. CEFFEL également entraîne des conseillers en agriculture, et appuie ses membres avec des informations financières. La productivité de la pomme de terre malgache est en baisse en raison de la pourriture brune (Ralstonia solanacearum) et le mildiou (Phytophthora infestans). Cela affecte sur le revenu des producteurs de pommes de terre, menace leurs moyens de subsistance et a un impact négatif sur la sécurité alimentaire au Madagascar. En collaboration avec ses membres et les chercheurs, CEFFEL cherchera des solutions pour faire face à ces maladies et d’atténuer son impact sur la productivité de la pomme de terre et les revenus correspondants des producteurs. CEFFEL :

    • va explorer, et informer sur, les possibilités de traitement intégré du mildiou, combinant l’application restreinte de pesticides avec la gestion de la résistance des différentes variétés
    • va appuyer la professionnalisation du secteur de la pomme de terre de semence à travers des projets pilotes de traçabilité pragmatique et de l’organisation pour le marché
    • va développer des outils de prise de décision adaptés à la situation locale, pour planifier la plantation et la récolte de pommes de terre de semence.

Les activités de recherché ont commencé en novembre 2016 et on attend leur finalisation vers la fin de 2017.

Amélioration des systèmes régionaux de production de semences de riz et de haricots à Madagascar

CRAM (Cercle des Agriculteurs Malagasy Régional Fianarantsoa) a été créé en 1996 et compte 250 membres. CRAM est dédié principalement à la production de semences de riz de qualité, et travaille en étroite collaboration avec une organisation sœur, la APDIP, spécialisée dans la production de semences de haricot de qualité. Les deux organisations de producteurs soutiennent leurs producteurs de semences avec des conseils techniques sur la production, l’organisation de l’assurance qualité, et la planification et commercialisation de la graine. Pour les deux cultures, la recherche agricole nationale et internationale a fait disponibles des variétés améliorées. Pour que les producteurs malgaches prennent avantage de ce potentiel, il y a besoin de comprendre l’adaptation locale des variétés, de développer des mécanismes efficaces pour promouvoir une utilisation variée de semences de qualité et de développer des modèles d’affaires pour la production et la commercialisation économiquement durable des semences de qualité. Le projet:

  • testera la capacité d’adaptation locale des variétés de haricots et de riz récemment devenues disponible.
  • testera différents modèles d’affaires pour la production locale efficace et durable des semences de première génération.
  • explorera les possibilités d’organiser la chaîne de valeur des semences a fin de professionnaliser le système de production et de commercialisation de semences de riz et de haricots.

Les activités de recherche ont commencé en décembre 2016 et devraient terminer vers la fin de 2017.

Recherche concernant les forces présentes y futures qui stimulent ou bien entravent la participation des jeunes dans la chaîne de production du café en Ouganda

L’Union Nationale de l’Industrie et des Producteurs de Café (NUCAFE, pour faire court) a été créé en 1995 et compte 175 organisations membres, qui représentent ensemble environ 170.000 familles ougandaises. NUCAFE défend les intérêts des producteurs de café en Ouganda et vise à promouvoir leur autonomie à travers le développement social et entrepreneur. Le gouvernement ougandais considère le café un produit stratégique, et a l’ambition de produire 20 millions de sacs de café (de 60 kg) en 2020. Le chômage des jeunes dans le pays est très élevé – 64% – et l’inclusion des jeunes dans le secteur du café est important pour réaliser les ambitions du gouvernement ougandais. ESFIM soutient NUCAFE dans l’identification des principaux facteurs qui stimulent ou empêchent la participation des jeunes dans la filière du café. La recherche va générer une liste de politiques visant à améliorer les conditions facilitant la création d’emplois pour les jeunes dans la chaîne de production du café. On formulera également des actions stratégiques, a être entreprises par les organisations de producteurs, pour créer des emplois pour la jeunesse.

Central Cooperativa Agropecuaria

C.C.A. de R.L. – Analyse du marché et la chaîne de valeur du secteur de la canne à sucre au Salvador

 

La Central Cooperativa Agropecuaria est une coopérative de responsabilité limitée (CCA de RL), établie et enregistrée le 27 avril 1994. Il s’agit d’une organisation de deuxième degré avec onze coopératives membres qui sont situées dans six municipalités différentes le long de la zone côtière du département de La Paz. Neuf d’entre elles sont des coopératives agricoles, et deux sont des coopératives d’épargne et de crédit. Huit coopératives agricoles produisent de la canne à sucre et il y a une qui produit des céréales; elles sont toutes constitués d’agriculteurs familiaux. Sept ont la gestion collective d’un petit troupeau de vaches laitières. L’affiliation totale aux onze coopératives équivaut à 1.120 ménages.

ESFIM a appuyé CCA dans sa recherche sur le fonctionnement de la chaîne de valeur de la canne à sucre, se focalisant en l’identification de stratégies compétitives et durables qui au cours du temps renforceront la production et le marketing égalitaires. On fera cela à partir de la perspective du développement d’une stratégie conjointe de marketing, en permettant à la CCA de mettre en place des processus d’intégration pour la formulation et la réalisation d’objectifs communs.

Étant donné que la production de canne à sucre est internationalement mise en cause en raison de ses conséquences environnementales, l’étude comprendra une évaluation de l’impact sur l’environnement des systèmes de production classiques et une évaluation d’un autre système de production certifié par (une des) principales étiquettes de certification qui existent dans le pays. On évaluera les conditions selon lesquelles trois modèles de production peuvent réduire leur impact sur l’environnement: la production conventionnelle, la production certifiée non biologique et la production biologique.

En prenant en considération les conditions actuelles du secteur agricole au Salvador, les conclusions suivantes ont été tirées :

  • La production de sucre est une activité qui a toujours fonctionné au Salvador, et, apparemment, encore le fera.
  • La production de sucre est une activité économiquement rentable qui apporte une contribution importante à la résilience des coopératives.
  • L’industrie sucrière doit chercher une voie de production durable afin de rester compétitive.
  • Les demandes du marché international montrent qu’il existe une tendance à l’achat d’intrants produits dans le cadre de normes internationalement reconnues.
  • Une mentalité axée sur la production prévaut parmi les conseillers techniques et les producteurs, avec beaucoup d’attention à la réduction des coûts plutôt que à la prise de conscience des dommages causés à l’équilibre environnemental.
  • La main-d’œuvre agricole préfère, pour des raisons de facilité de récolte, de continuer à utiliser des méthodes de récolte traditionnelles.
  • La certification devrait être utilisée dans un contexte de production commerciale avec responsabilité sociale.
  • Le gouvernement doit renforcer les producteurs et élever leur conscience, et aider à concevoir des stratégies qui permettent à faire du progrès dans le programme de « récolte verte ». Ce programme a été lancé récemment, mais il manque encore une large acceptation.