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En 2016, AgriCord et de l’Université de Wageningen ont lancé le Fonds ESFIM d’Appui à la Recherche. Le fonds offre appui stratégique pour la recherche orientée vers l’action afin d’émanciper les organisations de producteurs dans les pays en développement. L’objectif du fonds est de renforcer la position des producteurs, en particulier les petits d’entre eux, face à des problèmes qui ont à voir avec l’amélioration de leur position sur le marché.

En base à des appels à faire des propositions, les organisations de producteurs qui font partie du réseau des agri-agences d’Agricord peuvent soumettre des projets de propositions de recherche visant la colaboration des chercheurs externes, pour résoudre les problèmes qui entravent l’accès aux marchés des petits producteurs. Ces projets de propositions sont examinés par la Commission d’Évaluation ESFIM. Les organisations dont la pré-proposition a été approuvée sont invités à élaborer une proposition de recherche définitive, plus détaillée et complète. Dans cette phase, les organisations recevront le soutien de l’Université de Wageningen, afin de renforcer la méthodologie et les principales questions de recherche. La proposition finale et complète sera présenté à la la Commission d’Évaluation ESFIM et au Comité de Projets d’AgriCord pour sa pleine approbation.

El Fondo Esfim de Apoyo a la Investigación forma parte del programa Agricultores contra la Pobreza (FFP, por sus siglas en inglés), financiado por el gobierno de los Países Bajos. Este programa tiene por objetivo general contribuir a la reducción de la pobreza mediante el fortalecimiento de las capacidades y la ampliación de actividades de las organizaciones de pequeños productores en los países en vía de desarrollo.

Le Fonds d’appui ESFIM fait partie du programme Les agriculteurs contre la pauvreté (FFP, pour son sigle en anglais), financé par le gouvernement des Pays-Bas. Ce programme a pour objectif général de contribuer à la réduction de la pauvreté en renforçant les capacités et appuyant l’expansion des activités des organisations de petits producteurs dans les pays en voie de développement.

En savoir plus? Vous pouvez écrire à: researchsupportfund@esfim.org

 


Optimisation de systèmes de pomme de terre de semence au Madagascar

CEFFEL (Conseil – Expérimentation – Formation en Fruits et Légumes) au Madagascar comprends 11 organisations membre, qui représentent 170,000 familles. CEFFEL facilite des sessions de formation concernant des techniques de production et réalise des essais et expériences en terrain. CEFFEL également entraîne des conseillers en agriculture, et appuie ses membres avec des informations financières. La productivité de la pomme de terre malgache est en baisse en raison de la pourriture brune (Ralstonia solanacearum) et le mildiou (Phytophthora infestans). Cela affecte sur le revenu des producteurs de pommes de terre, menace leurs moyens de subsistance et a un impact négatif sur la sécurité alimentaire au Madagascar. En collaboration avec ses membres et les chercheurs, CEFFEL cherchera des solutions pour faire face à ces maladies et d’atténuer son impact sur la productivité de la pomme de terre et les revenus correspondants des producteurs. CEFFEL :

    • va explorer, et informer sur, les possibilités de traitement intégré du mildiou, combinant l’application restreinte de pesticides avec la gestion de la résistance des différentes variétés
    • va appuyer la professionnalisation du secteur de la pomme de terre de semence à travers des projets pilotes de traçabilité pragmatique et de l’organisation pour le marché
    • va développer des outils de prise de décision adaptés à la situation locale, pour planifier la plantation et la récolte de pommes de terre de semence.

Les activités de recherché ont commencé en novembre 2016 et on attend leur finalisation vers la fin de 2017.

Amélioration des systèmes régionaux de production de semences de riz et de haricots à Madagascar

CRAM (Cercle des Agriculteurs Malagasy Régional Fianarantsoa) a été créé en 1996 et compte 250 membres. CRAM est dédié principalement à la production de semences de riz de qualité, et travaille en étroite collaboration avec une organisation sœur, la APDIP, spécialisée dans la production de semences de haricot de qualité. Les deux organisations de producteurs soutiennent leurs producteurs de semences avec des conseils techniques sur la production, l’organisation de l’assurance qualité, et la planification et commercialisation de la graine. Pour les deux cultures, la recherche agricole nationale et internationale a fait disponibles des variétés améliorées. Pour que les producteurs malgaches prennent avantage de ce potentiel, il y a besoin de comprendre l’adaptation locale des variétés, de développer des mécanismes efficaces pour promouvoir une utilisation variée de semences de qualité et de développer des modèles d’affaires pour la production et la commercialisation économiquement durable des semences de qualité. Le projet:

  • testera la capacité d’adaptation locale des variétés de haricots et de riz récemment devenues disponible.
  • testera différents modèles d’affaires pour la production locale efficace et durable des semences de première génération.
  • explorera les possibilités d’organiser la chaîne de valeur des semences a fin de professionnaliser le système de production et de commercialisation de semences de riz et de haricots.

Les activités de recherche ont commencé en décembre 2016 et devraient terminer vers la fin de 2017.

Recherche concernant les forces présentes y futures qui stimulent ou bien entravent la participation des jeunes dans la chaîne de production du café en Ouganda

L’Union Nationale de l’Industrie et des Producteurs de Café (NUCAFE, pour faire court) a été créé en 1995 et compte 175 organisations membres, qui représentent ensemble environ 170.000 familles ougandaises. NUCAFE défend les intérêts des producteurs de café en Ouganda et vise à promouvoir leur autonomie à travers le développement social et entrepreneur. Le gouvernement ougandais considère le café un produit stratégique, et a l’ambition de produire 20 millions de sacs de café (de 60 kg) en 2020. Le chômage des jeunes dans le pays est très élevé – 64% – et l’inclusion des jeunes dans le secteur du café est important pour réaliser les ambitions du gouvernement ougandais. ESFIM soutient NUCAFE dans l’identification des principaux facteurs qui stimulent ou empêchent la participation des jeunes dans la filière du café. La recherche va générer une liste de politiques visant à améliorer les conditions facilitant la création d’emplois pour les jeunes dans la chaîne de production du café. On formulera également des actions stratégiques, a être entreprises par les organisations de producteurs, pour créer des emplois pour la jeunesse.

Central Cooperativa Agropecuaria

C.C.A. de R.L. – Analyse du marché et la chaîne de valeur du secteur de la canne à sucre au Salvador

 

La Central Cooperativa Agropecuaria est une coopérative de responsabilité limitée (CCA de RL), établie et enregistrée le 27 avril 1994. Il s’agit d’une organisation de deuxième degré avec onze coopératives membres qui sont situées dans six municipalités différentes le long de la zone côtière du département de La Paz. Neuf d’entre elles sont des coopératives agricoles, et deux sont des coopératives d’épargne et de crédit. Huit coopératives agricoles produisent de la canne à sucre et il y a une qui produit des céréales; elles sont toutes constitués d’agriculteurs familiaux. Sept ont la gestion collective d’un petit troupeau de vaches laitières. L’affiliation totale aux onze coopératives équivaut à 1.120 ménages.

ESFIM a appuyé CCA dans sa recherche sur le fonctionnement de la chaîne de valeur de la canne à sucre, se focalisant en l’identification de stratégies compétitives et durables qui au cours du temps renforceront la production et le marketing égalitaires. On fera cela à partir de la perspective du développement d’une stratégie conjointe de marketing, en permettant à la CCA de mettre en place des processus d’intégration pour la formulation et la réalisation d’objectifs communs.

Étant donné que la production de canne à sucre est internationalement mise en cause en raison de ses conséquences environnementales, l’étude comprendra une évaluation de l’impact sur l’environnement des systèmes de production classiques et une évaluation d’un autre système de production certifié par (une des) principales étiquettes de certification qui existent dans le pays. On évaluera les conditions selon lesquelles trois modèles de production peuvent réduire leur impact sur l’environnement: la production conventionnelle, la production certifiée non biologique et la production biologique.

En prenant en considération les conditions actuelles du secteur agricole au Salvador, les conclusions suivantes ont été tirées :

  • La production de sucre est une activité qui a toujours fonctionné au Salvador, et, apparemment, encore le fera.
  • La production de sucre est une activité économiquement rentable qui apporte une contribution importante à la résilience des coopératives.
  • L’industrie sucrière doit chercher une voie de production durable afin de rester compétitive.
  • Les demandes du marché international montrent qu’il existe une tendance à l’achat d’intrants produits dans le cadre de normes internationalement reconnues.
  • Une mentalité axée sur la production prévaut parmi les conseillers techniques et les producteurs, avec beaucoup d’attention à la réduction des coûts plutôt que à la prise de conscience des dommages causés à l’équilibre environnemental.
  • La main-d’œuvre agricole préfère, pour des raisons de facilité de récolte, de continuer à utiliser des méthodes de récolte traditionnelles.
  • La certification devrait être utilisée dans un contexte de production commerciale avec responsabilité sociale.
  • Le gouvernement doit renforcer les producteurs et élever leur conscience, et aider à concevoir des stratégies qui permettent à faire du progrès dans le programme de « récolte verte ». Ce programme a été lancé récemment, mais il manque encore une large acceptation.

Sundardeep

Sundardeep – analyse du marché y de la chaîne de valeur de la carpe commune au Népal

La coopérative d’éleveuses de poisson Sundardeep, de la préfecture de Chitwan au Népal, est dédiée à l’élevage de carpes en combinaison avec la culture des légumes. Sundardeep a été créée en 2012 et regroupe 25 éleveuses. Sundardeep coopère avec d’autres coopératives similaires dans la région: la Coopérative des femmes Kapia y la Coopérative Sri Churiya. 297 éleveuses et leurs familles bénéficient des activités de Sundardeep.

Au Népal, la production de poissons est dominée par l’élevage de carpe semi-intensive et à petite échelle. Sundardeep fournit des intrants à ses affiliées et organise des sessions de formation en leadership et gestion pour les éleveuses et les propriétaires des fermes. L’offre variable et imprévisible d’intrants est l’un des défis les plus importants pour les éleveurs de poisson au Népal, qui ont des difficultés en achetant d’alevins à temps et à un prix abordable, soit chez les autorités publiques soit chez des incubateurs privés. En conséquence, il est très difficile de planifier bien les activités d’élevage. En outre, les réseaux de transport faibles sont un facteur limitant pour l’ensemble de la chaîne: pour la livraison des alevins de l’écloserie à la ferme ainsi que pour celle des poissons aux marchés. La plupart des éleveuses ne peuvent pas faire des économies d’échelle, et elles ne disposent pas des ressources ni de la connaissance dont elles ont besoin pour faire la commercialisation et la promotion de leur produit. Le poisson produit localement souvent est en concurrence avec celui qui est importé de l’Inde, à des prix très bas.

Avec l’aide de ESFIM, en 2016 l’Université Agricole et Forestière (AFU, pour son sigle en anglais) du Népal et Sundardeep ont réalisé ensemble une analyse de marché et de la chaîne de valeur de la carpe. Le projet ESFIM est complémentaire aux projets de renforcement des capacités de la agri-agence finlandaise pour le développement de l’alimentation et de la foresterie au développement (FFD, pour son sigle en anglais). Ces projets ont stimulé la création de petits étangs commerciaux, ainsi que l’intégration de la production de carpe avec celle des légumes. Cependant, pour renforcer la position des éleveuses de Sundardeep dans le marché, il est nécessaire de faire une étude économique sur la façon d’améliorer l’approvisionnement d’alevins, et pour mieux comprendre les exigences des consommateurs. C’est cette recherche laquelle sera appuyée par ESFIM. Avec ses résultats, Sundardeep et les autres groupements et coopératives de femmes pourront mieux planifier leur production. En outre, des informations sur les prix et le marché contribueront à développer le travail de marketing et de ventes de toutes les bénéficiaires. Les résultats seront partagés avec d’autres parties concernées et faciliteront l’élaboration de politiques fondées sur des données concrets. La diffusion des résultats auprès d’autres coopératives d’éleveuses de poissons et d’autres parties au Népal sera organisée par l’Association de la Pêche du Népal (FAN, pour son sigle en anglais).

Vers la fin de 2016, Sundardeep a démarré avec le projet, dont la durée sera de douze mois.

ROPPA

ROPPA – Fonds régional pour financer l’agriculture familiale et les organisations de producteurs de l’Afrique de l’Ouest

ROPPA (Réseau des Organisations des Producteurs Agricoles Paysannes et de l’Afrique de l’Ouest) est une initiative régionale des agriculteurs et de leurs organisations dans treize pays d’Afrique de l’Ouest. Environ un million d’agriculteurs bénéficient de ses activités. Créée en 2000, ROPPA défend les intérêts de ses membres, les soutient avec des formations et de l’information, et participe à la mise en œuvre des programmes de développement rural et agricole.

Une recherche antérieure a montré que, malgré de nombreux projets et programmes financés, les institutions agricoles nationales et régionales ont eu un impact limité au niveau des entreprises agricoles familiales. Pour stimuler le développement agricole en Afrique de l’Ouest, il est urgent de développer de nouveaux instruments de financement qui atteignent les petits producteurs, les femmes et les jeunes. Le financement approprié du développement de nouvelles technologies et du renforcement des chaînes de valeur et des facteurs de production contribuera à la modernisation des exploitations familiales et les aidera à répondre plus efficacement aux exigences du marché. Plusieurs fonds agricoles nationaux et régionaux (PAU, ECOWAP / PDDAA) ont été créés, mais sans prendre en compte la voix du producteur lors de la conception des fonds et leur gestion.

Grâce à une recherche en profondeur facilitée par ESFIM, ROPPA espère pouvoir recueillir assez de données pertinentes pour évaluer dans quelle mesure les fonds nationaux et régionaux existants seront, dans leur forme actuelle, en mesure de promouvoir la modernisation des exploitations agricoles familiales et de soutenir leur ambition de mieux s’intégrer aux marchés à fin de «nourrir les villes africaines». ROPPA utilisera les recommandations de la recherche pour le dialogue avec les responsables  des institutions financières et pour le lobbying visant à stimuler des stratégies et des mécanismes innovants qui aident à réaliser ladite ambition.

Le projet a démarré vers la fin de 2016 et terminera mi-2017.